CULTE EN COMMUN POUR PRIER DIEU

 

Se réunir pour prier ensemble

Cette année, comme à l’accoutumée, le culte en commun des églises protestantes de Lingolsheim* a eu lieu ce dimanche 12 janvier dans la salle de culte de notre église. Plus de deux cents participants issus de l’Eglise Protestante de Lingolsheim, de l’Eglise Protestante Libre de Strasbourg, de l’Eglise Lumière des Nations et de notre église (La Bonne Nouvelle de Lingolsheim-Ostwald) ont été accueillis par un chaleureux mot de bienvenue adressé par l’un des responsables et ancien Emmanuel D. Dans son allocution, il a d’abord rappelé que l’origine de ce culte en commun remonte au premier rassemblement des chrétiens lors de la création de l’Alliance Évangélique Universelle en 1846. L’objectif était de se réunir pour prier ensemble.

Ensuite, pour introduire le premier chant de louange intitulé « infiniment Grand », il a souligné que l’objet de ce rassemblement inter église c’est de nous unir devant notre Dieu pour le louer, mais aussi, pour intercéder en faveur du monde qui nous entoure. Evoquant un passage de la lettre de Paul aux Ephésiens (Ep.2.8-10), Emmanuel D. a insisté sur le fait que le salut est un don de Dieu. En effet, dans son épitre, Paul note que « ce que nous sommes nous le devons à Dieu », d’où l’importance de louer sa grandeur.

L’équipe de louange composée de musiciens et de chantres, membres de l’Eglise Lumière des Nations et de notre église, a été conduite par Timothée S. La profondeur spirituelle des 6 chants proposés à cette occasion était remarquable. Dédiés à la proclamation de la gloire et la puissance du Dieu, mais aussi,  à la reconnaissance de son amour et de sa grâce infinis envers son peuple, ces chants ont été puissamment exécutés par l’assemblée. Il faut souligner en passant que le dynamisme du groupe de louange était très entraînant.

La proclamation du « Je crois en Dieu…», profession de foi basée sur le symbole des apôtres, a été introduite et dirigée par Olivier G. dans les termes suivants : «  L’expression qui caractérise tous les chrétiens dans le monde c’est que nous croyons en Dieu » unique, créateur du ciel et de la terre. La solennité avec laquelle l’assemblée a repris cette profession de foi illustre assez bien le fait que les quatre églises participantes sont réellement engagées dans une volonté de communion fraternelle.

Il est à noter, par ailleurs, que les plus petits n’ont pas été ignorés au cours de ce culte en commun qui s’est déroulé dans une ambiance chaleureuse. Avant le temps du message, les enfants de 0 à 11 ans ont été invités à se rendre dans des salles de l’église où un programme spécifique était prévu pour eux.

Un message centré sur l’engament et le service

Prenant la parole pour son message, Jean-Philippe S., pasteur de l’Eglise Protestante de Lingolsheim, a d’abord adressé ses salutations aux frères et sœurs présents. Ensuite, il est entré dans le vif du sujet en mettant en exergue les épitres de Paul à Timothée et à Tite. En effet, les lettres qui leur sont adressées sont des directives d’ordre pastoral que Paul recommande aux pasteurs en tant que responsables d’église. S’appuyant sur le passage 2Tim.3.16-17, il a ouvert une piste de réflexion par la question suivante : «  Pourquoi sommes-nous réunis ce matin ? ». « Prier, prier, prier… », a-t-il lancé avant d’évoquer la Semaine Universelle de Prière qui débutait ce jour-là.

La prière est d’une importance capitale dans la vie chrétienne. Mais, faut-il s’interroger sur la façon de prier ? Quelle soit « discrète, vive ou silencieuse, il n’y a pas de bonne ou mauvaise façon de prier Dieu ». Aussi, quant à la langue utilisée dans la prière, qu’elle soit faite dans le patois de Jérusalem ou autre, il est évident que c’est « la langue du cœur, même utilisée en secret, qui compte ». Dans cette optique, l’invitation du jour est un appel à « faire monter ensemble notre prière car nous croyons en un seul Dieu puissant et créateur ». Par ailleurs, il a précisé que la prière  n’est autre chose qu’un moment où chacun fait un état des lieux, afin de comprendre que le présent de nos problèmes évoluera et que notre espérance se trouve dans un avenir qui sera meilleur.

Sur la notion du salut, Jean-Philippe nous a rappelé qu’être sauvé, « c’est parvenir à l’accomplissement de notre existence pour être de bons ouvriers à l’œuvre de Dieu ». Reprenant les propos de Christian Blanc (président du CNEF), il a noté au passage que dans ce cas précis, « la volonté et le zèle ne suffisent pas ». Après avoir présenté l’affiche annonçant la Semaine Universelle de Prière et commenté chacun des objets bureautiques utilisés pour son illustration graphique, il a pointé notamment le fait que ces différents objets invitent chacun de nous à nous équiper (foi, volonté, formation, actions communes…) pour nous engager dans des actions concrètes qui nous éloignent de nos préoccupations quotidiennes. Des actions qui nous mettent au service de Dieu.

En cette année 2020, Dieu nous attend encore et c’est le moment de lui faire une place dans « nos agendas de ministre ». Faire une œuvre bonne ne doit pas être guidé par le désir de s’assurer une place dans le royaume des cieux. Ce n’est pas non plus se limiter à son existence personnelle, mais bien au contraire, c’est prendre conscience que nous ne sommes pas seuls sur la planète car « penser aux autres c’est honorer Dieu ».

Œuvrer ensemble malgré nos divergences

Jean-Philippe a toutefois insisté sur le fait que le « nous » (les quatre églises réunies), ne se limite pas aux responsables des églises lorsqu’il s’agit d’œuvrer pour Dieu. Chaque membre de nos communautés respectives est appelé à s’engager pour servir. Aussi a-t-il précisé que « ce qui nous unit c’est la Parole de Dieu et ce qui peut nous désunir c’est l’interprétation que nous en faisons ». Cette mise au point a introduit l’information selon laquelle son union d’église a décidé d’autoriser la bénédiction des couples mariés de même sexe (Voir le communiqué correspondant). Conscient de l’atmosphère glaciale dans laquelle cette information a plongé l’assemblée, il a insisté sur le fait que malgré nos divergences, il convient de s’en remettre à l’Ecriture qui est utile pour nous former à une juste manière de vivre. « Sans doute, la seule faute est de vouloir enfermer notre manière de faire dans les dogmes » at-il ajouté.

Agir ensemble, malgré nos divergences implique l’ouverture sur l’autre et sur le monde. Notre monde déboussolé a besoin à jamais de la Parole de Dieu qui est une Parole de libération. En outre, il nous a exhortés à prier Dieu pour qu’il nous donne l’Esprit de responsabilité, de courage, de persévérance et d’amour. Pour finir, le pasteur Jean-Philippe a demandé au Seigneur, Dieu de justice et d’amour, de nous aider à établir ensemble des passerelles entre différentes communautés pour la tâche qui nous attend demain. « Que sa Parole nous aide à trouver le bon engagement, non pour servir nos ambitions personnelles, mais pour œuvrer pour la gloire de Dieu », a-t-il conclu.

Avant les sujets de prières, la parole a été donnée à Jacques Buchhold, doyen de la faculté libre de théologie évangélique de Vaux-sur-Seine, qui a tenu à intervenir au sujet de la  position de l’union des églises protestantes (UEPAL) sur la bénédiction des couples mariés de même sexe. Son intervention s’est limitée à la question suivante : « Que dit la Parole de Dieu ? ».

Quant aux sujets de prières, plusieurs demandes liées à l’acceptation des autres, à la mise en pratique de la Parole (Lc.11.29), à la marque de Dieu au sein de nos églises, à la proclamation de notre foi, à l’écoute de la Sagesse de Dieu ont été adressées au Seigneur. Juste avant les offrandes, c’est de nouveau Olivier G. qui a conduit le « Notre Père… », prière que le Seigneur Jésus-Christ a enseignée à ses disciples et qui se situe à la fin du Sermon sur la montagne (Mt.6.9-13). Les dons récoltés lors de ce culte en commun sont destinés à Thomas et Céline R., missionnaires de la SIM. Ils leur serviront de soutien pour une mission d’évangélisation et d’implantation d’église à Mayotte. La population de ce département français, situé dans l’océan indien, est constituée de 95% de musulmans.

Après un court temps d’annonces, le renvoi a été prononcé avec entrain par Nathalie G., pasteur de l’Eglise Lumière des Nations. Elle nous a d’abord encouragés, avec un ton solennel, à « prendre le temps pour chercher Dieu et comprendre sa volonté ». Ensuite, son mot de fin a été : « Allons fêter la gloire du Seigneur dans cette décennie avec le vin de l’amitié ».

 

Justin L-K.

*Les autres églises qui étaient aussi présentes lors de ce culte sont les suivantes: Lumières des Nations, Eglise Protestante Libre de Strasbourg, Paroisse Protestante Lingolsheim